« Coup de chaud dans l’assiette »



Sauf si tu t’appelles Donald Trump, tu n’es pas sans ignorer qu’aujourd’hui, le réchauffement climatique est une réalité et c’est pas joli joli. À l’occasion du Salon de l’Agriculture, on en profite pour parler écologie mais cette fois ci, en passant par l’assiette.


C’est l’ADEME, Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, qui relaie une étude sur l’empreinte énergétique et carbone de l’alimentation en France. Pour faire simple, on parle de la manière dont on mange et on consomme afin de mesurer l’empreinte carbone liée à la production agricole. Des mots un peu barbares dont il est nécessaire de se saisir et de prendre conscience car les achats – de n’importe quel secteur soit-il - sont le résultat d’une production qui se veut plus ou moins polluante. On peut donc choisir d’être un consommateur #ecofriendly, il suffit juste de se documenter un peu, éclairer sa lanterne pour pouvoir avancer et manger en toute connaissance de cause. Car oui, nous sommes beaucoup à adorer les avocats mais en termes d’empreinte carbone, ton brunch du dimanche matin n’est franchement pas dans le vert.


De nombreux facteurs sont donc à prendre en compte lorsque l’on fait nos courses : d’où vient le produit ? Comment a-t-il été cultivé ou produit ? Est-il gourmand en eau ? Fait-il partie d’un circuit court ou plutôt long ? Est-il de saison ? Au final, des questionnements plutôt logiques et pas si contraignantes que ça. De plus, les bénéfices de ce genre de réflexions avant achat font du bien au corps, mais aussi au porte-monnaie car des produits venant de loin ont nécessité un transport souvent par avion et donc ça se paie forcément. Tandis que si l’on décide d’acheter plus local, c’est un coût qui n’apparait plus dans la facture finale. On soulève aussi la question de l’élevage des animaux : sans parler d’éthique et de conviction. L’élevage des animaux destinés à notre consommation nécessite de grandes structures qui doivent être alimentées en énergie et génèrent beaucoup de déchets. Ils ont besoin eux aussi être nourris, ce qui ajoute encore un peu à l’empreinte carbone de la viande. Pour info 2/3 des surfaces agricoles sont aujourd’hui utilisées non pas pour nous nourrir nous, mais pour nourrir des animaux qui vont terminer dans nos assiettes. Pas très logique quand on connait la croissance démographique actuelle et les soucis de nutrition.


C’est donc en se munissant de gestes simples, d’une bonne dose de logique et d’un peu de réflexion que l’on peut sans peine, réduire l’impact écologique de nos assiettes. Car au final, la nature est bien faite : s’il n’y a pas de fraises et de melons en France en hiver, c’est surement qu’il y a une raison naturelle et que la saison n’est pas adéquate. Inutile donc de te demander si tes avocats qui viennent du Chili en avion sont aussi sympas avec la planète qu’instagrammables car la réponse sera non.


Les habitudes sont faites pour être bousculées alors pourquoi ne pas commencer maintenant en se mijotant un bon plat de saison avec des produits locaux issus du marché de ton quartier ?



By Léa Petit

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