La disparition des likes sur Instagram entraine-t-elle la fin de ta carrière de modèle sur la toile?


Le réseau est né en 2012. Et à cette époque-là, tu croyais encore bêtement qu’il ne s’agissait que d’une application de retouche photos. Bonjour la mauvaise surprise quand tu as capté que la planète entière avait accès à ta collection de selfies honteux faits dans ta salle de bain. Depuis, c’est un véritable business qui pourrait bien en être tout ébranlé avec l’annonce de la disparition des mentions j’aime. Bilan d’une situation apocalyptique (pour certains et certaines).


C’est probablement l’application la plus ouverte en une seule journée par la communauté connectée. Instagram est devenue une véritable institution, un moyen de gagner de l’argent, un miroir de la vie rêvée de certains mais aussi ta source de confiance en toi à tes heures perdues. Si tes abonnés pensent que ta vie est géniale, alors tu te persuades déjà qu’ils n’ont pas tout à fait tort. Véritable pilier connecté du 21ème siècle, on ne saurait s’en passer. Le réseau t’aide à te sentir mieux dans tes pompes, à faire le point sur ta vie sociale et parfois même, pour d’autres, à trouver l’amour (ça, perso, on attend encore parce que mis à part les bolosses qui envoient des messages en alphabet russe, il n’y a pas grand chose dans nos demandes de DM). Et pourtant, face à la constante évolution d’Instagram, les créateurs de l’application ont annoncé cette semaine que le projet de laisser tomber les mentions j’aime était d’ores et déjà en route. Catastrophe, malheur, dépression. C’est officiel : certains et certaines ne s’en remettront pas.


Calme-toi, tout va bien se passer. Dans une autre époque où nous autres avions l’habitude de n’en avoir rien à carrer du nombre de likes sous une publication, nous n’en étions pas moins heureux. Savoir cadrer une photo et en retoucher les 56% n’altère en rien ta valeur dans le monde réel.


Il est peut-être là le challenge de ce nouveau changement : nous rappeler où se trouve ce qui est important. C’est dit et redit : le contenu est placé au centre de toutes ces démarches. Abattons d’un revers de la main les chiffres et le superficiel, et offrons-nous l’opportunité d’être plus honnêtes, plus vrais, plus « nous » finalement aux yeux de tous. Ainsi, si ton dernier OOTD ne dépasse pas les 100 likes, tu n’iras pas jusqu’à brûler tes nouvelles baskets sous prétexte que des personnes que tu ne connais même pas ne les ont pas validées. Elles te plaisent ? Tu aimais cette photo ? Tu te sens bien comme ça et en adéquation avec ta personnalité. Eh ben, alors !


Non mais comment avons-nous pu devenir esclaves de petits cœurs et de chiffres totalement biaisés sur l’écran de nos smartphones, je vous le demande.


Si, au départ, tu râlais considérablement devant la nouvelle, tu verras que tu t’en sentiras d’autant plus soulagé(e) sur le long terme. Pas de pression, juste toi et ton sens de l’artistique. Juste toi et ce que tu aimes. Juste toi et ta personnalité.


Voilà pourquoi, du côté de chez nous, on s’en moque un peu de la disparition de cette fonction qui finalement classait les gens selon un ordre de popularité comme dans les couloirs du lycée, qui leur donnait un pouvoir qui n’avait aucune logique. Parfois, la véracité d’un profil ne répond pas au goût de la majorité et pourtant, ce n’était certainement pas mis en valeur par Instagram, devenu un véritable business pour les marques et autres influenceurs. Retour à l’envoyeur, très chers. On aime l’idée que nous puissions revenir sur un seuil d’égalité, oublier de penser à ce qui plaira plus aux autres qu’à nous-même et endosser un masque devant une communauté qui ne fait que scroller un fil d’actu’ quasiment similaire et répondant aux critères de succès fixés par des personnes qui se sont contentées au départ, de rester elles-mêmes.


Alors, souffle un coup, inspire fortement et va chercher dans ta galerie photo, cette pépite que tu adores et que tu avais peur de dévoiler au monde parce que désormais, c’est toi qui va intéresser ta communauté.


Enfin, attends encore un peu, parce que pour l’heure les phases de tests ont à peine commencé au pays du caribou en folie (le Canada) et on n’en est pas encore à la libération totale de la Cyber Bastille, si tu veux mon avis.


Mais au moins, on est en bonne voie.



By La Garçonne

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